mardi 22 décembre 2009

Le métro de Tokyo

Le métro de Tokyo... ou les échangeurs les plus mal organisés de la terre ! A Tokyo, on ne se dit jamais "super je n'ai que trois stations de métro" car on intègre rapidement le fait qu'il faut marcher entre 5 et 15 minutes pour trouver sa correspondance, et ce sans compter le temps qu'on met à trouver la bonne ligne une fois qu'on s'est perdu...
Mais immense avantage de ce métro : il est propre, spacieux et sécurisant. Et surtout... Il possède des sièges chauffants ! Très agréable en hiver quand on est gelé par le vent. Les indications sont maintenant écrites en anglais, ce qui facilite la vie des étrangers. Dits étrangers dont le nombre ne doit pas dépasser le 5% de la population totale.
Autre aspect agréable : la gentillesse du personnel. Ca change de la RATP, ahem. Même sans comprendre le japonais, on peut se débrouiller avec des signes et la carte. En parlant japonais, c'est un délice de se voir traiter avec autant de délicatesse et d'attention. Les gens dans le métro de Tokyo, ne se bousculent pas et attendent patiemment que l'ont ai fini de descendre avant de monter.
Ici quand tu es perdu et que tu demandes ton chemin, la réponse prends souvent la forme d'un " Attends je t'emmène ! " et/ou explication détaillée. Si la personne ne connaît pas le chemin, elle va demander à quelqu'un d'autre. Nous sommes ici bien loin de la France !

dimanche 13 décembre 2009

Onsen

Les onsens sont les sources chaudes qui irriguent tout le Japon. Elles sont réputées pour leurs propriétés curatives.
Mes amis ont donc décidé de me faire profiter de ces bains très japonais. Après 1h de voiture et quelques poses pour admirer le panorama que nous offre la montagne nous voici enfin arrivés. Premier cap à franchir : se déshabiller ! Un peu déstabilisant pour un occidental mais au Japon les bains en commun sont monnaie courante. Une fois ce cap franchi, ultime étape (après s'être correctement lavé), entrer dans un bain dont la température oscille entre 38 et 40°C (je pencherais même pour les 45...). Mon amie japonaise rentre d'un seul coup dans le bain tandis qu'il me faut plusieurs minutes pour m'acclimater à la température de l'eau. Je me retrouve couleur homard là où ma peau est entrée en contact avec l'eau. Après une bonne demi heure passée à transpirer et à discuter on ressort du bain assez détendu et revigoré.
On va aux onsens en hiver, entre amis, pour discuter de tout et de rien. Un peu comme le café en France en fait.

C'est une expérience à tenter au moins une fois pour qui vient au Japon !

dimanche 29 novembre 2009

Questions

Une petite liste des questions qu'on m'a posées sur la France :

Est-ce que vous avez des saisons aussi ?
C'est de quelle couleur l'automne en France ?
Est-ce que vous avez des melons pans ? (sorte de brioche melonisées qu'on trouve tous les 200m au Japon).
Quel bruit ça fait une éponge en français ? (en japonais on dit momi-momi)
Est-ce qu'il y a des matsuri (festivals)?
C'est vrai que les magasins sont fermés le dimanche ?
Vos trains... 1° sont en retard ? 2° en avance ? (cela va sans dire qu'ils ne sont jamais en avance)
Vous écrivez à l'encre pendant les cours ? (ici on prend les cours au bic).
Comment ça se passe vos examens à l'université ?
Vous avez des clubs au lycée ? (ici à partir de 14h on se consacre à une activité extra scolaire mais qui à lieu dans le lycée : cela va du club d'échec à l'orchestre philharmonique en passant par le karaté).
C'est quoi votre nourriture principale ? (ici bient entendu c'est le riz. Mais je me demande bien quelle est la chose qu'on mange en France tous les jours sans exception autre que du pain).

Remarques :

On ne prend pas ses cours sur l'ordinateur à l'université ici. Mais par contre tout le monde a un dictionnaire électronique.
Format de copie B5 = demi A4. On prend les cours sur des copies simples lignées, les copies à la française (type clairefontaine avec les carreaux et les marges) n'existent pas.

samedi 28 novembre 2009

Kyoto

J'ai eu l'occasion de me rendre à Kyoto pendant un week-end. On tombe amoureux de cette ville qu'on dit être l'égale de Rome.
Des rencontres improbables, des temples, des rues, des gares, des arbres, des feuilles rouges. Kyoto synthétise le Japon entre une gare ultra moderne et des temples millénaires. Si souvent photographiée mais si peu visitée. On ne peut capturer cette ambiance particulière entre Gion imaginée et Gion réelle.
On tombe amoureux de Kyoto, mais point de coup de foudre. Il faut s'enfoncer dans la ville, réussir à se perdre et a se laisser porter pour réellement la comprendre.

lundi 9 novembre 2009

Festival

Le week-end dernier a eu lieu "tsurugisai" ou le festival de mon université. Si on simplifiait à l'extrême on pourrait dire que cela ressemble à une kermesse.
C'est l'occasion pour chacun des clubs de faire une démonstration de ses talents dans une ambiance joyeuse et festive. Chaque étudiant profite du festival tout en prenant part à sa préparation. La nourriture prend une place prépondérante et chacun vend ce qu'il a cuisiné : takoyaki (boulette au poulpe), choco-banana, gyozas (raviolis chinois), soba (nouilles au sarrasin)... Les recettes servent à financer les activités du club pour l'année à venir.
Les étudiants organisent quasiment tout le festival d'eux-mêmes et l'université est remise en l'état pour les cours du lendemain matin.
Les festivals tiennent ici un grand rôle et permettent à chacun de se rassembler dans une ambiance détendue.

mercredi 21 octobre 2009

Le sport au Japon



Après quelques entraînements de badminton il convient de traiter de la manière dont les japonais considèrent le sport.
Première surprise, il faut se déchausser à l'entrée du gymnase, dit gymanse immense et impeccable (cf photo, équipe de volley-ball) ! Les chaussures utilisées sont donc neuves et ne verront que le sol du terrain de badminton. Deuxième surprise, on prête une attention toute particulière à la technique. On peut donc passer des heures à manier sa raquette dans le vide pour trouver le geste parfait.

Quand j'essaie d'expliquer qu'en France on ne pratique pas autant de sport, les étudiants me regardent étonnés "Ah bon, vous ne faîtes que 2h de sport par semaine ?". Et je ne leur ai pas précisé que 2h c'est dans le meilleur des cas...
Ici, le sport se pratique dans un "club" un jour sur deux et à haute dose. Pour ma part, j'atteins les douze heures par semaine. Le club est en réalité une association d'élèves qui joue à plus ou moins haut niveau. Chacun enseigne aux nouveaux arrivants les bons gestes et les règles du jeu. L'esprit de groupe se trouve cristallisé et on n'en ressent que mieux la manière de vivre au Japon.

dimanche 11 octobre 2009

Fuji Yama, pardon san !


Nous appelons Fuji Yama le point culminant du Japon. Or, il s'agit d'une lecture du kanji 山 habituellement lu "yama" mais qui lorsqu'on parle du mont fuji devient san (autre lecture possible du kanji).
Aujourd'hui, j'ai enfin pu apercevoir la fameuse montagne sacrée. Je vous fait partager ce joli panorama.

vendredi 9 octobre 2009

Yokoso Japan !

Me voici installée depuis quelques semaines dans cette jolie ville. Il est temps de vous faire part de mes aventures universitaires !
Les cours ici se font tous en japonais, y compris les cours de langues... Me voici arrivée en classe d'anglais. Le professeur parle en japonais à propos du planning des examens et de la manière de valider le cours. Jusque là rien d'anormal. Là où ça devient légèrement plus étrange, c'est qu'après lecture du texte, les élèves traduisent en japonais au lieu de trouver des synonymes en anglais. Dans mon élan je commence à parler anglais et le professeur me demande d'essayer de traduire en japonais. J'aurais donc appris comment dire président en japonais (大統領)(daitouryou). Les japonais ont un excellent niveau pour la traduction littéraire mais ont beaucoup de mal à parler du fait de la méthode d'enseignement.

Nous avons souhaité la bienvenue aux étudiants chinois aujourd'hui. Ils parlent tous un excellent japonais, ce qui me permet de m'entraîner.

jeudi 1 octobre 2009

Premiers jours à l'université

Me voici entrée dans la vie étudiante de 静岡県立大学 c'est à dire l'université départementale de Shizuoka. L'université n'est pas très grande pour le Japon (3000 étudiants) mais possède tout ce qu'on peut envier à une grande école française : de nombreux locaux pour les associations, plusieurs restaurants, une grande bibliothèque, des distributeurs de toutes sortes de boissons et du matériel vidéo de très bonne qualité.
Concernant les cours, ils durent tous 1H30 et sont donnés en petites classes. Les cours sont magistraux mais interactifs du fait du petit nombre d'élèves. Malgré mes difficultés à comprendre les cours, les étudiants et les professeurs font des efforts pour m'expliquer de quoi il s'agit.
Autre spécificité japonaise, la vie associative fait partie intégrante de la vie universitaire, chaque étudiant (où presque) s'inscrit dans un club au début de l'année. Pour me conformer à cette tradition, j'ai choisi le club de photo.


mardi 29 septembre 2009

Ici on roule à gauche


Ici, peut-être est-ce propre aux îles, on roule à gauche. Enfin du moins les voitures. Les cyclistes roulent plutôt comme ils veulent (pour ne pas dire n'importe comment). Le vélo au Japon est bien pensé puisque l'antivol est intégré, il faut y mettre la clé pour pouvoir rouler. Ce qui au début me semblait étrange - les gens qui laissaient leur vélo dans la rue - a en fait une explication logique : 1° l'antivol intégré et 2° on est au Japon donc on peut laisser ses courses et son portefeuille dans le panier sans problème.
Après une dure journée d'installation je suis allée faire les courses. La nourriture n'est pas trop chère sauf les fruits. Mais à Shizuoka les fruits ne sont pas chers par rapport au reste du Japon. À la librairie j'ai pu trouver un dictionnaire de kanji mais en japonais !

lundi 28 septembre 2009

Chez moi



Arrivée

12 h de vol plus tard, me voici enfin arrivée au pays du soleil levant. Mais petit problème il faut que je prenne le train et au Japon, c’est légèrement différent (ne me demandez pas d’expliquer, je n’ai toujours pas compris !). Mon japonais de survie m’a permis de commander mon billet pour le Narita Express puis le shinkansen jusqu’à Shizuoka. J'ai demandé à un japonais mon train et il m'a répondu de telle manière que je n'ai compris qu'un mot sur quatre (ce qui est déjà pas mal). Mais, comme il a vu que je ne captais pas grand chose au système il m'a carrément emmenée voir le policier pour lui demander quel train je devais prendre et m'a empéchée de monter dans le mauvais train.

Ensuite départ vers la gare de Tokyo pour prendre le Shinkansen. Une heure plus tard me voici arrivée à Shizuoka. Un peu perdue, certes mais pas complètement non plus. Mon professeur et une amie japonaise sont venus me chercher.

Après une nuit à l'hôtel, je suis allée régler mon statut de résident et acheté un téléphone. En une journée j'ai fait ce qui aurait pris une semaine en France (aller me déclarer, payer la sécu, acheter mon portable, louer mon appartement...).

Ici la vie est aussi douce que la température. La montagne entoure la ville ainsi que les champs de thé. Les mikan (mandarines) sont une spécialité locale.

Je me suis perdue plusieurs fois en me balladant mais les gens ici vous raccompagnent jusqu'à ce que vous ayez retrouvé votre chemin. Enfin, à condition de parler japonais, leur niveau d'anglais étant assez proche de zero.

Mes cours reprennent le 1er octobre alors en attendant j'installe mon appartement !

mardi 22 septembre 2009

Apres la valise... le train !

J'ai réussi (par miracle) a concentrer plus ou moins un an de vie dans une valise qui dépassera sûrement les 20 kilos malgré une sélection drastique. Une fois la valise faite, il reste les papiers à vérifier et les derniers détails à régler.
À commencer par le train ! En sortant de l'avion je suis supposée me rendre à Shizuoka par le mythique Shinkansen qui n'a connu qu'un incident en 60 ans et aussi peu de retards. Comme il n'a pas l'air possible de réserver par internet depuis la France, je m'attends à une arrivée assez acrobatique dans ma nouvelle ville d'adoption.
Mercredi soir, je pars pour 12h de vol de nuit. Au dessus de la blanche Russie je vais sombrer dans le sommeil pour me réveiller au Japon avec l'air ahuri que vous donnent 8h de décalage horaire (quoi que le mot "jet lag" fait mieux ressentir l'impression de se prendre un mur de fatigue quand on arrive).

Mon japonais de survie risque de m'être plus qu'utile durant les premiers mois de mon installation. La ville dans laquelle j'arrive, malgré ses 800 000 habitants, est considérée comme la campagne par les japonais !

samedi 19 septembre 2009

Bientôt le départ

A quelques jours de mon départ au pays des mangas et des sushis se pose la question cruciale : que vais-je mettre dans ma valise ?
Dans sa grande générosité la Japan Airlines (alias la JAL) m'accorde 20 kilos. Mais 20 kilos, concrètement cela représente quoi ? Cela représente un choix difficile entre les vêtements, les livres et les chaussures ! J'imagine ma chambre transformée en champ de bataille post séance d'essayage, parsemée ça et là d'ouvrages qui devront passer sur la balance pour gagner leur aller-retour à Narita. J'imagine la fébrilité, au moment de partir, le "je suis sûre qu'il me manque quelque chose" parce que forcément j'aurai oublié quelque chose... Cette valise hypothétique, que je compte préparer demain, me permet au moins de faire travailler mon imagination !